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MERCREDI 15 AOUT 2007
Comment s’exprimer avec brio en public GUIDE Tandis qu’un livre dévoile la meilleure manière de s’exprimer en public, quatre politiciens genevois font part de leur expérience. «J’ai pas envie de parler!... Pourtant il va falloir.» Tout est dans le titre du nouveau livre de Patrick Blanchet, paru aux éditions genevoises du Tricorne. Cet ouvrage, jalonné d’expériences personnelles, propose de «libérer» la parole de ceux qui sont obligés de la prendre en public ou face aux médias. Evitant d’assommer le lecteur avec de grandes théories académiques, l’auteur a voulu être accessible à tous. Guide des erreurs de communication à éviter, ce bouquin devrait intéresser toutes les personnes appelées un jour à s’exprimer en public, et notamment les élus. Quatre politiciens genevois nous parlent de leur expérience. AnneMarie von ArxVernon (Parti démocrate chrétien): «Au début de ma carrière politique, j’avais peur de ne pas être intéressante. J’en ai gardé l’habitude d’essayer d’être la plus concise possible à l’inverse des hommes qui ont tendance à partir dans des discours sans fin. Une bonne communication est évidemment une des pièces essentielles du puzzle en politique. Cela ne sert malheureusement à rien d’être brillant si l’on ne sait pas se vendre. Pour m’épauler, j’ai des personnes proches de mes convictions politiques qui me conseillent et me coachent lors d’intervention importante. Claude Blanc est une personne exemplaire dans ce domaine. J’admire sa rhétorique,c’est un véritable tribun. Pierre Weiss (Parti libéral): «Etant donné que j’ai commencé à enseigner à l’âge de 23 ans, j’avais déjà une certaine expérience des discours en public lors de mon entrée en politique. Ma formation de journaliste m’a également beaucoup servi dans la manière de m’adresser aux médias. Des personnages comme Clinton, Blair ou Sarkozy sont, à mon avis, de grands communicateurs. Cependant,dans le domaine de la communication, il ne faut pas chercher à copier quelqu’un, le meilleur exemple à suivre est sa propre nature.» Michèle Künzler (Les Verts): «Lors de mes débuts en politique, parler en public n’était pas évident. Comme je suis de nature timide, j’étais vite stressée. D’autant plus qu’au Conseil municipal, les élus des autres formations vous attaquent rapidement et cherchent à vous déstabiliser.» J’ai l’impression, aujourd’hui,d’avoir beaucoup progressé. Une bonne communication est aujourd’hui primordiale,à condition d’être crédible. Le fait que la télévision retransmette les séances du Conseil municipal a changé la donne et permet aux citoyens d’observer si les élus votent en accord avec leurs déclarations publiques.» Annina Pfund (Parti socialiste): «Lors de ma dernière législature, tout le groupe socialiste du Conseil municipal a suivi un cours d’expression orale avec un professionnel de la communication.» Cela m’a été très bénéfique et m’a permis de soigner toutes mes interventions. Au début de mon premier mandat, je préparais avec soin toutes mes déclarations.»Aujourd’hui, je me permets d’être beaucoup plus spontanée.» GRÉGOIRE LOVEY «J’ai pas envie de parler!», Patrick Blanchet, Editions du Tricorne
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